Baisse des taux des livrets d’épargne en février 2026 : impacts et alternatives pour votre argent

📅 Mis à jour en janvier 2026 | ⏱️ 8 min de lecture

En février 2026, les livrets d’épargne devraient connaître une nouvelle baisse de leur taux, une évolution qui concerne directement des millions d’épargnants en France. Longtemps considéré comme le placement préféré des Français, le livret réglementé a pourtant vu son rendement progressivement s’éroder ces derniers mois, sous l’effet d’un contexte économique en mutation.

Comprendre la baisse attendue des taux des livrets d’épargne en 2026

La baisse annoncée du taux du livret ne résulte pas d’une décision isolée. Elle s’inscrit dans une évolution plus large des conditions économiques et financières observées depuis plusieurs années. Les livrets réglementés, bien que sécurisés, obéissent à des règles de calcul précises qui expliquent pourquoi leur rémunération tend à diminuer en 2026.

Le Livret A : pourquoi son taux va-t-il baisser ?

Le Livret A, accessible à tous et plafonné à un certain niveau, reste un pilier de l’épargne réglementée. Son taux est déterminé selon une formule qui prend notamment en compte l’inflation et les taux interbancaires.

Or, depuis plusieurs mois, l’inflation ralentit, ce qui exerce mécaniquement une pression à la baisse du taux. Résultat : au 1er février 2026, le taux du livret A pourrait être revu à la baisse, réduisant les intérêts perçus par les épargnants, même si le plafond du livret demeure inchangé.

Le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) : une évolution similaire

Le LDDS suit une trajectoire très proche de celle du Livret A. Son taux, identique ou très proche selon les périodes, est lui aussi affecté par la baisse attendue en février.

Utilisé comme compte d’appoint ou comme complément d’épargne de précaution, le LDDS conserve un rôle utile grâce à sa sécurité et à la disponibilité immédiate des fonds. Toutefois, son rendement, exprimé en euros, pourrait devenir insuffisant pour des objectifs de moyen ou de long terme.

Le Livret d’Épargne Populaire (LEP) : une protection relative face à la baisse

Le livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes éligibles, bénéficie d’un taux généralement supérieur à celui des autres livrets. Cette épargne populaire LEP joue un rôle clé pour protéger une partie du capital des foyers les plus exposés à la perte de pouvoir d’achat.

Même si une baisse est envisagée, le LEP devrait conserver un rendement supérieur, offrant une meilleure résistance face à l’inflation. Il reste ainsi un placement pertinent pour les épargnants remplissant les conditions d’accès, notamment pour financer les mois de dépenses courantes.

Les facteurs économiques influençant ces baisses (inflation, taux directeurs)

La baisse des taux des livrets d’épargne s’explique principalement par le recul progressif de l’inflation observé depuis janvier et confirmé par les derniers rapports économiques. Lorsque la hausse des prix ralentit, la formule de calcul des taux conduit automatiquement à une baisse de la rémunération.

À cela s’ajoute l’évolution des taux interbancaires, qui influencent directement le niveau de rendement proposé par les banques. Ces ajustements, décidés autour du 1er février, visent à maintenir un équilibre entre soutien à l’épargne et conditions de financement de l’économie.

Quel impact concret pour votre épargne en 2026 ?

La perte de rendement sur les livrets réglementés

Lorsque le taux du livret recule, les intérêts générés diminuent mécaniquement. Pour de nombreux ménages, les livrets réglementés restent pourtant le placement principal, parfois conservé sur de longues périodes sans réévaluation.

Cette baisse du rendement, souvent perçue comme marginale à court terme, devient plus significative avec le temps, notamment lorsque l’épargne se rapproche du plafond autorisé. Le livret d’épargne conserve sa sécurité, mais il remplit de moins en moins une fonction de valorisation du capital.

📊 Exemple simple :

  • Avec 20 000 euros placés sur un livret rémunéré à 3 %, les intérêts annuels s’élèvent à 600 €.
  • Si le taux passe à 2 % après la baisse attendue en février, ces intérêts chutent à 400 €.

➡️ Soit 200 € de perte sur une seule année, sans même tenir compte de l’inflation.

L’érosion de votre pouvoir d’achat

L’un des effets les plus sensibles de la baisse des taux est la perte progressive de pouvoir d’achat. Lorsque le taux servi par un livret est inférieur à l’inflation, l’argent placé conserve sa valeur nominale, mais perd en valeur réelle.

Cette situation concerne particulièrement les épargnants qui laissent une part importante de leur épargne sur des comptes peu rémunérés pendant plusieurs ans, sans lien direct avec des projets à court terme. L’épargne réglementée remplit alors un rôle de stockage, mais plus difficilement un rôle de préservation du niveau de vie.

Cas pratique :

  • Inflation moyenne estimée : 2,5 %
  • Taux du livret après baisse : 2 %

➡️ Le pouvoir d’achat de l’épargne diminue d’environ 0,5 % par an.

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Faut-il conserver votre Livret A malgré la baisse ?

L’épargne de précaution : un rôle toujours essentiel

Malgré la baisse des taux, le Livret A reste un support central pour l’épargne de précaution. Il permet de disposer d’un argent immédiatement disponible, sans risque, pour faire face aux imprévus du quotidien.

Cette épargne de précaution a vocation à couvrir plusieurs mois de dépenses courantes, offrant une sécurité financière en cas d’aléa. À ce titre, la liquidité immédiate, l’absence de fiscalité sur les intérêts et la simplicité de gestion restent des avantages déterminants, même lorsque le rendement diminue.

Le montant raisonnable à conserver sur les livrets réglementés

La question n’est donc pas de savoir s’il faut conserver un livret, mais combien y laisser. Au-delà d’un certain seuil, accumuler de l’épargne sur des livrets faiblement rémunérés peut freiner la construction du patrimoine, surtout sur le long terme.

Un montant raisonnable correspond généralement à une réserve permettant de couvrir les besoins immédiats et les projets à très court terme, sans immobiliser inutilement un capital qui pourrait être orienté vers d’autres placements, plus adaptés à des objectifs de moyen ou de long horizon.

💰 Règle générale : Conservez l’équivalent de 3 à 6 mois de dépenses sur votre Livret A, et investissez le reste sur des placements plus performants.

Quelles alternatives pour faire fructifier votre épargne ?

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) : préparer l’avenir tout en bénéficiant d’avantages fiscaux

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) constitue une solution adaptée pour les épargnants qui souhaitent préparer des projets de long terme, tout en optimisant leur fiscalité. Contrairement aux livrets, le PER s’inscrit dans une logique de préparation et de structuration du patrimoine.

Les sommes versées peuvent, sous certaines conditions, être déduites du revenu imposable, ce qui permet de transformer une capacité d’épargne en levier fiscal. Les fonds investis peuvent être répartis entre supports sécurisés et supports plus dynamiques, en fonction du profil et de l’horizon retenu.

Le PER ne remplace pas les livrets d’épargne, mais intervient comme un complément pertinent pour les épargnants souhaitant donner une direction claire à une partie de leur capital, sans rechercher une disponibilité immédiate.

Avantages du PER :

  • Déduction fiscale immédiate des versements
  • Préparation de la retraite sur le long terme
  • Diversification entre fonds euros et unités de compte
  • Transmission optimisée du capital

Les SCPI : investir dans l’immobilier sans contraintes de gestion

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) représentent une autre alternative intéressante pour faire travailler son argent autrement que sur des comptes bancaires. Elles permettent d’accéder à l’immobilier via un placement collectif, sans avoir à gérer directement un bien.

Ce type de placement vise à générer des revenus potentiels réguliers et à diversifier son patrimoine, tout en mutualisant les risques. Les SCPI s’inscrivent généralement dans une logique de long terme, ce qui les rend peu comparables aux livrets, mais complémentaires dans une stratégie globale.

Elles peuvent ainsi constituer une solution pertinente pour les épargnants disposant d’une épargne excédentaire, à condition d’en comprendre les conditions, le fonctionnement et l’horizon recommandé.

Avantages des SCPI :

  • Revenus réguliers potentiels (dividendes trimestriels)
  • Diversification immobilière (bureaux, commerces, logistique)
  • Gestion déléguée à des professionnels
  • Accessible dès quelques milliers d’euros

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