L’assurance vie est le support d’épargne préféré des Français.

Elle est un placement flexible et avantageux d’un point de vue de la fiscalité et de la transmission.

Comme fonctionne-t-elle ? Quels sont précisément les avantages de l’assurance vie ? Quelles différentes formes de contrat d’assurance vie existent ? Quel est le risque ? Quel est le rendement ?

Vous allez tout savoir sur l’assurance vie !

 

Unité de compte ou fonds euro

Il est possible d’investir dans le cadre de l’assurance vie sur différents supports : les fonds euros et les unités de compte.

 

Les fonds euros

Les fonds euros sont des fonds investis sur des obligations d’États ; ils sont gérés par l’assureur et sont très peu risqués. En effet, ces fonds sont garantis, tout comme les intérêts acquis au fil des ans. L’investisseur ne peut donc pas perdre d’argent. Investir en fonds euros sur une assurance est très peu risqué.

Cependant, peu de risque équivaut aussi à peu de rendement. C’est pourquoi il est possible de combiner des investissements en fonds euros avec des investissement sur des unités de compte, on parle alors de contrat multisupport.

 

Les unités de compte

Les unités de compte correspondent à des fonds d’investissement sur des actifs financiers de différents types : OPCVM, SICAV, SCPI , FCP , ETF, … Ces fonds peuvent être investis sur des supports variés (actions, obligations, immobiliers, PME)

Les unités de compte se distinguent du fonds euro par la possibilité de diversifier les investissements sur les marchés financiers. Investir sur des unités de compte s’avère également être plus risqué que l’investissement en fonds euros. Le capital n’est pas garanti. Par contre, la rentabilité espérée peut être de facto bien plus importante qu’en fonds euro.

 

 

Gestion libre, conseillée ou pilotée

Il existe différents modes de gestion de l’assurance vie : la gestion libre, conseillée ou la gestion pilotée.

 

La gestion libre

Si vous choisissez la gestion libre, alors c’est vous qui décidez de l’allocation de vos actifs sur des fonds euros ou des unités de compte. Ce type de gestion est en général réservé aux initiés qui préfèrent choisir de leur propre chef les unités de compte sur lesquels ils investissent ou alors ceux qui ne souhaitent investir que sur du fonds euro exclusivement.

Si vous choisissez la gestion libre, c’est également vous qui êtes en charge d’effectuer des arbitrages pendant la vie du contrat.

La gestion conseillée

Si vous optez pour la gestion conseillée de votre assurance vie, alors vous vous appuyez sur votre conseiller pour l’allocation des actifs et les éventuels arbitrages à effectuer. Vous êtes accompagnés par votre conseiller pour le faire. Il procédera à la répartition des actifs et aux arbitrages de votre assurance-vie en tenant compte de votre profil qui aura été déterminé en amont : défensif, équilibré, dynamique ou offensif.

La gestion pilotée

La gestion pilotée, quant à elle, est une gestion où tout est délégué et vous donnez tout pouvoir à l’entité qui gérera pour vous le contrat.

 

assurance vie

Pourquoi ouvrir une assurance vie ?

L’assurance vie répond à différents objectifs. Au-delà de permettre aux gens d’épargner à leur rythme sans obligation de versement régulier, et d’être en mesure de s’adapter au profil du client, en fonction de son appétence au risque, elle permet aussi de répondre à d’autres enjeux :

 

La constitution de capital

Elle permet d’épargner à plus ou moins long terme, puis, au moment où l’assuré nécessite de disposer d’une somme d’argent, celui-ci est en mesure de clôturer à tout moment son contrat et de récupérer le capital et les intérêts générés, après application de la fiscalité.

Évidemment, il est recommandé d’attendre les 8 ans du contrat pour effectuer des retraits et ainsi de bénéficier d’une fiscalité avantageuse. Nous aborderons ce point plus bas dans la section «la fiscalité de l’assurance vie ».

Attention cependant, rien de permet de garantir que vous récupérerez l’intégralité des fonds versés dans le cadre de votre enveloppe détenue en unités de compte.

 

Compléments de revenus

L’assurance vie permet également de générer un complément de revenus par différents moyens : les rachats réguliers, les avances, ou les rentes viagères.

  •  Les rachats réguliers

Il est possible d’effectuer des rachats réguliers sur votre contrat d’assurance vie, et également de procéder, à tout moment, à des rachats partiels.

Il est conseillé d’effectuer ces rachats après les 8 ans de souscription afin d’être exonéré de fiscalité jusqu’à 4600€ d’intérêts par an pour une personne seule et 9200€ pour un couple. Vous serez alors uniquement soumis aux prélèvements sociaux.

  • Les avances

Une avance dans le cadre d’un contrat d’assurance vie correspond à un prêt consenti par l’assureur à l’assuré.

Il lui prête une somme d’argent qui ne peut être supérieure au montant du contrat.

La somme touchée dans le cadre de cette avance n’est pas soustraite au contrat, ce qui lui permet de continuer de fructifier. Cependant, l’assuré devra payer des intérêts à l’assureur dans le cadre de ce prêt.

  • Les rentes viagères

Autre possibilité, la rente viagère. Elle permettra à l’assuré de bénéficier d’une rente jusqu’à son décès. Le montant de cette rente sera déterminé en fonction de plusieurs critères, notamment l’âge du souscripteur au moment de la demande.

Il est possible de déterminer que cette rente soit reversée au conjoint survivant au moment du décès.

 

La transmission

L’assurance vie est un excellent outil de transmission.

En effet, l’assurance vie présente de nombreux avantages dans le cadre de la succession.

La fiscalité des capitaux transmis suite au décès du souscripteur de l’assurance vie diffère selon plusieurs critères :

  • la date la souscription du contrat
  • la date de versement
  • l’âge du souscripteur au moment du versement

 

Cependant, le conjoint ou partenaire de pacs sera, quoiqu’il arrive, exonéré de droits de succession pour l’intégralité des capitaux, que les versements aient été effectués avant ou après les 70 ans de l’assuré, peu importe la date de versement ou de souscription au contrat d’assurance vie.

 

Les autres bénéficiaires des contrats d’assurance vie bénéficient d’un avantage en termes de droits de succession dans une moindre mesure tout de même :

 

Pour les contrats d’assurance vie souscrits après le 20 novembre 1991 :

  • Pour tous les versements effectués avant les 70 ans de l’assuré, les bénéficiaires autres que conjoint ou partenaire de pacs sont exonérés de frais de succession jusqu’à 152 500€. Les capitaux perçus à compter de 152 501€ et jusqu’à 852 000€ sont soumis à une taxation de 20%. Les capitaux perçus au-delà de 852 500 euros sont soumis à des frais de succession de 31%.
  • Pour tous les versements effectués après les 70 ans de l’assuré, les capitaux versés entrent dans la succession et soumettent les bénéficiaires au paiement des droits de succession au barème, après avoir appliqué un abattement de 30 500 € quel que soit le nombre de bénéficiaires.

 

Pour les contrats d’assurance vie souscrits avant le 20 novembre 1991 :

  • L’âge du souscripteur au moment du versement n’a pas d’incidence sur la fiscalité de la succession.
  • Tous les versements effectués avant le 13 octobre 1998 sont exonérés intégralement de droits de succession, peu importe le lien avec la clause bénéficiaire.
  • Tous les versements effectués après le 13 octobre 1998 seront soumis, eux, à une taxation après abattement de 152 500€ ; ainsi les capitaux perçus à compter de 152 501€ et jusqu’à 852 500€ seront taxés à 20%, puis à 31,5% à partir de 852 501€ pour les bénéficiaires autres que partenaire de pacs ou conjoint qui, eux, restent évidemment exonérés de droits de succession en intégralité.

 

 

La fiscalité de l’assurance vie

L’assurance vie est un placement très avantageux d’un point de vue fiscal. En effet, à compter des 8 ans après l’ouverture du contrat d’assurance, vous bénéficiez d’une exonération d’impôt sur le retrait effectué à compter du moment où ce dernier contient moins de 4600€ d’intérêts pour une personne seule et 9200€ pour un couple.

Une distinction est à faire entre les retraits réalisés sur les versements effectués avant ou après le 27 septembre 2017. On fait le point :

 

  • Quelle fiscalité pour les versements effectués sur une assurance vie avant le 27 septembre 2017 ?

Si le contrat d’assurance vie a été souscrit moins de 4 ans avant le retrait, l’investisseur sera soumis à l’impôt sur le revenu des personnes physiques, ou, si cela est plus avantageux pour lui, soumis au prélèvement forfaitaire libératoire de 35%.

Si le contrat d’assurance vie est âgé de 4 à 8 ans, l’investisseur opte pour le prélèvement forfaire libératoire à un taux de 15% ou pour l’imposition au barème de l’impôt sur le revenu

Pour les contrats d’assurance vie souscrits il y a plus de 8 ans, une fois déduit l’abattement de 4600€ pour une personne seule et 9200€ pour un couple, les intérêts seront taxés au barème de l’impôt sur le revenu ou soumis au prélèvement forfaitaire libératoire de 7.5%.

 

  • Quelle fiscalité pour les versements effectués sur une assurance vie après le 27 septembre 2017 ?

Si le contrat d’assurance vie a été souscrit moins de 8 ans avant le retrait, alors l’intégralité des intérêts seront taxés au barème de l’impôt sur le revenu, ou soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12.8%

Si le contrat d’assurance vie est âgé de plus de 8 ans au moment du retrait, les intérêts seront alors taxés au barème de l’impôt sur le revenu ou au prélèvement forfaitaire unique de 7,5 % au-delà des 4600€ d’intérêts pour une personne seule et 9200€ pour un couple

 

  • Exonération totale pour les contrats d’assurance vie ouverts avant le 26 septembre 1997

À noter que pour tous les contrats d’assurance vie ouverts avant le 26 septembre 1997, l’exonération d’impôt est totale et déplafonnée peu importe le montant de la plus-value généré.

 

  • Les prélèvements sociaux de l’assurance vie

Au-delà de cette fiscalité, vous serez également redevables, peu importe l’âge de votre contrat, la date de souscription ou la date de retrait, des prélèvements sociaux de 17.2%.

Selon le support sur lequel les fonds sont investis, l’application de ce prélèvement diffère :

  • Les fonds euros : le prélèvement de la CSG s’applique chaque année sur les intérêts générés, qu’il y ait rachat ou non.
  • Les unités de compte : la CSG n’est applicable que sur les plus-values réalisées à l’occasion d’un rachat.

Questions fréquentes

 

Existe-t-il un plafond pour l’assurance vie ?

Contrairement à beaucoup d’autres supports d’épargne proposés par les banques, et par ailleurs très faiblement rémunérateurs comme le livret A et le LDD par exemple, les versements sur les assurances vie ne disposent d’aucun plafond. Vous avez également la possibilité de souscrire autant de contrats d’assurance vie que vous le souhaitez.

 

Peut-on changer le bénéficiaire ?

La clause bénéficiaire est déterminée au moment de la souscription du contrat. Elle peut être modifiée à tout moment.

Attention cependant, si la personne bénéficiaire a accepté de bénéficier du contrat, grâce à la signature d’un avenant au contrat d’assurance vie, alors, il n’est plus possible de la changer, la clause devient irrévocable.

 

Quels sont les frais liés à l’assurance vie ?

  • Les frais de souscription, payables à l’ouverture du contrat. Ils peuvent être négociés.
  • Les frais de gestion : compris entre 0,4% et 1% du montant de l’épargne présent dans le contrat d’assurance vie, ils permettent de rémunérer le gestionnaire de fonds qui effectuera une veille sur les performances des différents actifs et effectuera les arbitrages nécessaires en tant voulu afin d’assurer la meilleure rentabilité possible de votre contrat.
  • Les frais d’arbitrage, eux, vous seront facturés si vous demandez une modification de l’allocation d’actifs dans le cadre de vos contrats multisupport dans le cadre d’un contrat en gestion libre.

 

Quel rendement peut-on espérer d’une assurance vie ?

Le rendement de l’assurance va varier en fonction du support sur lequel l’assuré investit.

Sur un support en fonds euro, la faible part de risque s’accompagne d’un rendement plus faible que sur des supports plus risqués détenus au travers des unités de compte. Au sein même de cette poche, il est possible d’opter pour des actifs plus ou moins risqués en fonction du profil du souscripteur.

En fonds euro, le rendement peut aller de 1,20% net à 2,50% sur les meilleures assurances vie. En effet, toutes les assurances vie ne se valent pas !

Quoi qu’il arrive, ce support reste bien plus performant qu’un livret A ou un PEL.

En investissant sur des unités de compte, le rendement peut être beaucoup plus important.

 

L’argent versé sur une assurance vie est-il bloqué ?

Contrairement aux idée reçues, l’argent versé sur une assurance vie n’est pas bloqué. Vous pouvez effectuer des retraits à tout moment. Cependant, c’est seulement à compter de 8 ans d’ouverture du contrat d’assurance vie que vous bénéficierez d’un avantage fiscal au titre de ce retrait.

 

Y-a-t-il une obligation à effectuer des versements réguliers sur une assurance vie ?

Non, il est possible d’ouvrir une assurance vie avec un versement initial puis d’effectuer ou non des versements réguliers. Le plus important est de prendre date en souscrivant à ce contrat afin de pouvoir bénéficier de la fiscalité avantageuse 8 ans plus tard.

 

Que faire si je pense être bénéficiaire d’un contrat d’assurance vie d’un proche décédé ?

Il existe en France des milliards d’euros de contrats d’assurance vie en déshérence, c’est-à-dire qui n’ont pas été reversés à leurs bénéficiaires. Et ceci malgré le fait que les assureurs sont tenus de consulter chaque année le registre des personnes décédées et de le confronter à leurs listes d’assurés.

Vous pensez en faire partie ?  Il faut adresser un courrier à l’AGIRA dont l’objectif est de rechercher les bénéficiaires de contrats d’assurance vie en déshérence.

 

Sur le même sujet